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Une vidéo conçue par la FCEI dans sa campagne offensive

contre les régimes de retraite des employés de la fonction publique au Canada

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Plusieurs lobbys du secteur privé, dont la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) et l’Institut C.D. Howe, s’activent, depuis plusieurs mois, dans une campagne intense auprès des instances politiques,  pour sabrer les régimes de retraite des employés de la fonction publique. Ils prennent pour modèle les fonctionnaires retraités en Europe et aux États-Unis qui “ont vu leurs prestations réduites, certains ayant perdu 50 % de leur retraite”.

Une musique douce aux oreilles du gouvernement fédéral dirigé par les conservateurs, qui s’apprête à déposer le 29 mars prochain les grandes lignes du budget fédéral, dans lequel sont prévues des coupures de plusieurs milliards de dollars dans les dépenses publiques.

Les syndicats du secteur public se sont de leur côté, organisés pour contre-attaquer. Forums, assemblées publiques, pétitions adressées au premier ministre Stephen Harper, réclamant non seulement la protection de leurs pensions de retraite, mais pressant le gouvernement à relever celles de leurs collègues du secteur privé. “Le régime public de revenu de retraite doit être remanié de façon à ce que l’ensemble des Canadiennes et
des Canadiens puisse jouir d’un meilleur revenu de retraite”
, a déclaré l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC).

La FCEI affirme que les “régimes de retraite de la fonction publique ne sont ni viables ni équitables”. La porte-parole des PME canadiennes, dénonce les rémunérations élevées des employés du secteur public qui gagnent “19 milliards de plus par an” que leurs homologues du secteur privé. Elle prétend que les fonctionnaires fédéraux “ne versent que 37 % du coût de leurs pensions, les contribuables assument la différence”. La FCEI met en garde contre le risque “de pertes d’emploi si les cotisations des salariés sont augmentées de 60%”, comme le souhaitent les dirigeants syndicaux qui veulent doubler les prestations du RPC/RRQ. “Si on doublait les prestations, chaque employé et chaque employeur devraient verser 1 300 $ de plus par an. Les propriétaires de petite entreprise et les travailleurs autonomes paieraient, eux aussi, un montant additionnel de 2 600 $ chacun!”, explique la FCEI.

L’AFPC récuse ces arguments et accuse ces lobbys de diversion “leurs déclarations visent, en fait, à détourner l’attention du vrai problème…la sécurité des retraites pour tous”.

Les syndicats de la fonction publique fourbissent leurs armes pour contre-attaquer en rappelant que ces organisations défendent les intérêts des entreprises privées, “qui ont bénéficié de réductions d’impôts, qui ont été renflouées par le gouvernement et qui ont continué, malgré la récession, de verser des primes à leurs PDG alors que des millions de personnes perdaient leur emploi et leur pension”.

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Compressions prévues dans le prochain budget fédéral

Tout porte à croire que les arguments de la FCEI seront entendus par le gouvernement Harper. La politique sociale, la réglementation environnementale et la surveillance budgétaire connaîtront des changements, selon les dernières déclarations de Tony Clement, président du Conseil du Trésor. Invité au Congrès annuel du parti conservateur, M. Clement a prôné une “mutation culturelle” en matière de dépenses publiques. “La conception d’un gouvernement fédéral permettant les dépenses” devrait changer au profit de l’image d’un gouvernement qui “limite les coûts”, a-t-il prévenu.

Le ministre Clement avait mandaté un comité afin qu’il examine les modalités de coupures dans les dépenses annuelles du gouvernement, à hauteur de 8 milliards de dollars. Dans son rapport, un groupe de réflexion progressiste a estimé que plus de 68 000 emplois du secteur public pourraient être en péril.

M. Clement a reconnu que le gouvernement s’attendait à des revendications de la part de syndicats, mais il a également suggéré que les méthodes incitatives pouvaient être un moyen de motiver les fonctionnaires à tenir compte des coûts et des dépenses lorsqu’ils travaillent. Il a laissé entendre que le gouvernement négociait des “obligations pour les impacts sociaux”, sorte de contrats entre le gouvernement et les investisseurs privés afin de financer les programmes sociaux.

Le chef du parti réformiste du Canada, Preston Manning, hôte du congrès conservateur annuel, a pour sa part dit espérer que “le budget rejoigne davantage l’approche idéologique traditionnelle des conservateurs”.

Plusieurs conservateurs ont critiqué le gouvernement Harper en raison des programmes de relance qu’il avait lancé en période de récession et du déficit que ceux-ci ont entraîné, mais M. Manning a assuré que “cette période est révolue”.

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Une réponse à “Retraites Canada: guéguerre entre secteurs privé et public”

  1. Bernard dit :

    Il serait peut etre temps que le gouvernement regarde au depense extreme de nos senateurs (105) avec un salaire moyen de 135,200/an, wow ceci nous donne une depense de 15 millions/an de plus ils ont une confortable pension de 60,000/an après seulement que 6 ans de travail aie aie aie, les salaires des employers de la function publique sont moindre qu’au service prive, alors voice votre reponce pourquoi les employees de la function publique ont un bon fond de pension, si les employees du service prive ne peuvent pas preparer leurs pension alors ne vener pas metre vos mains dans le regime de la function publique, je commence a en avoir asser des commentaires au sujet des emplyees federal, provincial et municipal, regardez donc dans votre cour et epargner votre part de salaire plus elever que la plus part des employees du gouvernement.