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Il est rare qu’un pays volant à si haute altitude soit ramené sur terre en une seule nuit, c’est pourtant précisément ce qui vient d’arriver récemment à l’Allemagne. En football comme en politique, le pays en était venu à incarner un mélange incongru d’arrogance et de déni. Il se voyait lui-même comme la mesure de toute chose touchant l’Europe, que ce soit en termes de championnat d’Europe ou d’Union européenne. Dans les deux cas, l’Allemagne s’est trompée.
L’écrasante austérité économique, imposée par les bureaucrates de Bruxelles et de Washington que personne n’a élu, n’est pas seulement une calamité sociale : c’est aussi une dangereuse menace pour la démocratie. Lorsque les peuples perdent confiance dans la capacité des institutions démocratiques à les protéger, ils se tournent vers l’extrémisme.
La maison européenne est en flammes et Downing Street appelle à une réponse résolue et rationnelle des sapeurs pompiers. Malheureusement, la brigade des sapeurs pompiers est dirigée par l’Allemagne, avec à sa tête la chancelière Angela Merkel. L’Europe continue donc à tenter d’éteindre l’incendie avec de l’essence – l’austérité imposée par l’Allemagne – avec pour conséquence d’avoir transformé, en à peine trois ans, la crise financière de la zone euro en une crise existentielle européenne.

Après deux jours de cotation, les 16 et 17 avril, le contrat à terme sur l’OAT français (FOAT) a légèrement reculé, le volume d’échanges étant limité. Selon certains observateurs, un temps d’adaptation s’impose pour tout nouveau produit lancé sur le marché et pour d’autres, l’attentisme reste de mise jusqu’au 7 mai, le lendemain de l’élection présidentielle française

Un regain de tension sur les marchés financiers ou une nouvelle crise de la zone euro, pourraient-ils peser sur la campagne présidentielle française? Lundi 16 avril, soit six jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, la spéculation contre la dette française devrait être rendue possible par Eurex, le leader des marchés à terme.

“Les déficits sont toujours mauvais”, tonnent les experts en matière fiscale. Pas tant que ça, répond l’analyste en investissements stratégiques H. Wood Brock, dans un nouveau livre intéressant, The American Gridlock (ndlr:L’impasse américaine). Une évaluation appropriée, explique Brock, dépend de la “composition et de la qualité de la dépense totale du gouvernement”.

La Banque du Canada sonne l’alarme sur les risques d’endettement des ménages canadiens qui atteignent des niveaux records. La banque centrale ne s’inquiète pas d’un effondrement du marché immobilier comme cela s’est produit aux États-Unis, mais elle craint que de nombreux ménages, surtout ceux à faibles revenus, ne se retrouvent en difficulté en cas de crise économique.

Peu avant la Seconde guerre mondiale, Winston Churchill s’était plaint devant le Parlement « des années perdues mangées par les sauterelles » – la période durant laquelle une action aurait pu être menée pour faire face à la plus grande crise du moment (l’émergence du fascisme continental), mais ne l’a pas été. Au cours du siècle dernier – à l’exception notable de la Grande dépression – le système politique américain a montré une aptitude certaine à prévoir les crises bien avant qu’elles ne se concrétisent, ou tout au moins à prendre les mesures nécessaires une fois qu’elles avaient éclaté.






